FF7 Revelation : son directeur a fini le jeu 46 fois (et il continue entre deux interviews)
Hier, entre deux interviews dans un hôtel de la tournée presse, Naoki Hamaguchi a sorti une manette PS5 de son sac pour lancer la dernière build de Final Fantasy 7 Revelation. C’était son 46e run. Et il n’a pas encore tout vu.
Quand on dirige un RPG de plus de 100 heures, le playtesting devient un mode de vie. Depuis des mois, le directeur de Final Fantasy 7 Revelation enchaîne les parties complètes, variant ses approches à chaque passage pour ratisser chaque recoin du jeu présenté en détail lors du dernier State of Play. Attendu le 8 avril 2027 sur PS5, Xbox Series, PC et Switch 2, le dernier volet de la trilogie remake se veut aussi généreux que respectueux du temps des joueurs.

Crédit image : Square Enix
100 heures de jeu : comment Hamaguchi a survécu à 46 playthroughs complets
Le chiffre donne le vertige. Selon les estimations de Naoki Hamaguchi lui-même, un playthrough complet de Final Fantasy 7 Revelation — campagne principale, activités secondaires et contenu endgame inclus — dépasse allègrement les 100 heures. « Dans un playthrough standard du début à la fin, si je devais vérifier chaque asset et chaque élément du jeu, ça prendrait facilement plus de cent heures », a-t-il expliqué. Multipliez ça par 46, et vous obtenez un aperçu du quotidien du directeur depuis des mois.
Impossible, évidemment, de tout passer au peigne fin à chaque run. Hamaguchi a donc développé une méthode de rotation : « Je n’ai pas assez de temps pour ça, alors parfois je skippe les combats pour me concentrer sur l’histoire principale. À chaque playthrough, je me focalise sur des éléments différents. » Une approche chirurgicale qui lui permet de couvrir l’ensemble du jeu sans y consacrer des années. Le fait qu’il ait annoncé à la Gamescom 2026 que le dernier volet serait le plus ambitieux de la trilogie prend ici tout son sens.
Un jeu pensé pour respecter votre temps (malgré sa taille monstre)
100 heures de contenu, ça peut effrayer. Square Enix en est conscient, et l’équipe a pris soin de ne pas transformer cette générosité en contrainte. Les minijeux, aussi nombreux soient-ils, restent entièrement optionnels et n’affectent en rien la progression de la campagne principale. Ceux qui veulent foncer dans l’histoire sans détour pourront le faire sans se sentir pénalisés.
Autre concession bienvenue : toutes les cinématiques sont skippables. Pour un premier run, peu de joueurs auront envie de zapper les cutscenes d’un RPG narratif de cette envergure. Mais pour ceux qui relancent le jeu en New Game+ ou qui cherchent à optimiser leur progression, c’est un gain de temps appréciable. Le pacing global a aussi été retravaillé pour maintenir le rythme, en gommant ces passages de creux qui plombaient parfois Final Fantasy 7 Rebirth. L’ambition est claire :
- Offrir un monde ouvert dense sans remplissage artificiel
- Laisser les joueurs choisir leur niveau d’investissement dans le contenu annexe
- Garantir un récit qui ne perd jamais son élan, même sur la durée
Ce qu’on sait d’autre sur Revelation (et ce qui arrive après)
Au-delà de la durée de vie et du playtesting obsessionnel de son directeur, Final Fantasy 7 Revelation réserve quelques curiosités. Red XIII pourrait voler la vedette lors du minijeu de snowboard — une séquence mythique de l’original que les fans attendent au tournant. Côté influences, Hamaguchi ne cache pas son admiration pour The Witcher 3, qui continue d’inspirer sa vision d’un monde ouvert riche et crédible. Chadley, le jeune chercheur déjà présent dans les deux premiers volets, fera aussi son retour avec un rôle encore à préciser.
Le jeu sortira simultanément sur PS5, Xbox Series, PC et Switch 2 le 8 avril 2027 — une sortie multiplateforme day one qui marque un tournant pour la franchise. Et la fin de la trilogie ne signifie pas forcément la fin de l’aventure : avec deux DLC scénarisés déjà confirmés et les questions qui entourent l’avenir de la franchise après Revelation, l’univers de Final Fantasy 7 n’a probablement pas dit son dernier mot.
Avec un directeur qui en est à son 46e run et qui dégaine sa manette entre deux interviews, difficile de douter de la minutie apportée à ce dernier chapitre. Reste à savoir si cette obsession du détail se traduira manette en main dès avril 2027.









